
Week end du premier octobre à Tianjin avec Bertrand et Muriel. Le premier octobre, on ne sait jamais où aller, "LA" solution serait de quitter la Chine car n'oublions pas que c'est la découverte des congés payés ... et ils sont nombreux à voyager pour le plaisir. Tianjin est à 130 km de Pékin à l'Est, nous y sommes allés en voiture. L'autoroute est correcte, moins dangereuse que les nationales ... Très vite Tianjin deviendra la grande banlieue de Pékin car ils sont en train de construire un "TGV" qui reliera les deux villes en une demi heure. Week-end peu dépaysant car Tianjin est une grosse ville portuaire de province (périphérique de 35 km de long) assez sale et dont les monuments de la concession française et anglaise sont mal conservés. A la fin du XIX la ville s'ouvre au commerce international et une nouvelle ville "européenne" se crée. Une fois encore, peu de notion de "patrimoine" et pourtant, la rue de Paris est un bout de chez nous ... A la pizzeria du centre commercial (avec nos 7 enfants), deux serveuses parlaient français. Une a pris notre commande tout en nous racontant qu'elle avait appris le français en Suisse .. qu'en a t elle fait de ce bagage ?
L'avantage est qu'au retour, la capitale a des allures de princesse !
Cependant nous n'avons pas souffert du monde. Certes le trafic était dense, et certains en ont tiré partie ... Ci-dessus Tang (le nôtre) réprimande le chauffeur de taxi de Bertrand et Muriel qui a fait un détour pour faire tourner le compteur. Question d'honneur, il a poussé une gueulante, toujours à la limite d'un coup de boule !! d'autant plus que le taxi l'a "obligé" à le suivre, le prenant lui aussi pour un "Beijing ren" (gens de Pékin)
La vieille ville est traversée par une "Oxford Street", un paradis de la consommation ... dont l'extrémité donne sur la cathédrale de Tianjin. Quelle joie de rentrer dans une église, datant du début du siècle, mais complètement restaurée à la suite du tremblement de terre de 1976. Nous nous sommes crus à Lourdes (on a pensé à vous maman !!) quelques instants avec, en fond, un coeur grégorien si décalé par rapport au rafus ininterrompu de la ville. Les chinois ne connaissent pas le silence, et c'est très agréable de les surprendre un chapelet à la main ou encore en couple, l'un endormi sur l'épaule de l'autre .. une parenthèse ! Il est bon de sentir cet attachement à la religion catholique même si cette dernière reste sclérosée, politisée et par ce fait excommuniée.
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